L'entretien professionnel,
Un outil incontournable au service de la GPEC


De quoi s'agit-il ?
Obligatoire dans toutes les entreprises et tous les établissements, l’entretien professionnel vise à favoriser et à accompagner le projet professionnel de chaque collaborateur, en lien avec les besoins de votre structure. Il est plus particulièrement centré sur les perspectives d’évolution en termes d’emploi (progression, changement de poste, projet de mobilité…) et de qualification (acquisition d’un diplôme, d’un titre ou d’un certificat de qualification professionnelle - CQP).

L’entretien professionnel remplace divers entretiens individuels, obligatoires jusque-là : bilan d’étape professionnel, entretien de seconde partie de carrière...

Qui est concerné ?
Chaque salarié, quel que soit son contrat de travail, doit bénéficier d’un entretien professionnel :
- au moins une fois tous les deux ans ;
- au retour de certaines périodes d’absence ou de réduction d’activité (congé maternité, parental, d’adoption, sabbatique, de soutien familial…).

Salarié déjà en poste le 7 mars 2014 :
l'entretien doit avoir lieu au plus tard le 6 mars 2016.

• Salarié recruté après le 7 mars 2014 :
l'entretien professionnel doit avoir lieu au plus tard 2 ans après la date d'embauche du salarié.

Quelle mise en œuvre ?
> Toute embauche doit être assortie d’une information du salarié relative à l'entretien professionnel.
> Différent de l’entretien d’évaluation, l’entretien professionnel doit faire l’objet d’un temps d’échange distinct.
> Tous les 6 ans, un bilan doit être réalisé afin de vérifier que le salarié a bénéficié de tout ou partie des actions suivantes :
    - réalisation d’une formation ;
    - acquisition d’éléments de certification par la formation ou
la validation des acquis de l’expérience (VAE) ;
    - progression salariale ou professionnelle.
> Un document de synthèse doit être remis au salarié lors de chaque entretien et de chaque bilan.
> Votre entreprise ou établissement compte au moins 50 salariés : si au cours de ces 6 ans, un salarié n’a pas bénéficié d’entretiens ni d’au moins deux des trois mesures ci-dessus, vous devrez verser à votre OPCA un montant forfaitaire (3 000 € ou 3 900 € selon les cas) et
le compte personnel de formation (CPF) du salarié concerné sera abondé de 100 heures s’il est à temps plein (130 heures s’il est à temps partiel).


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